Ca va bien, non ?

1er juillet 2005
Je pars visiter les montagnes et les fleuves, les terres et les gens. Je vais à la rencontre de ma planète ; car je lui appartiens et je veux me livrer à elle. Je souhaite qu’elle m’emmène là où elle veut, qu’elle soit mon guide : qu’elle me porte, me reçoive, mais aussi me malmène et me choie, et enfin qu’elle se donne en retour. Je vais reconstituer l’unité.

15 juillet 2005
Non plus « je », mais « nous ». Eh oui, j’ai trouvé, ou plutôt c’est lui qui m’a trouvé, un compagnon d’aventure. Bien plus fondu que moi encore côté sport (si si!), ce n’est ni plus ni moins qu’un collègue du TACC, notre club de triathlon de Colmar. Résumé de notre rencontre sur un triathlon de la région : « Quoi ? Tu pars faire un tour du monde à vélo ? Mais moi ça fait des années que j’en rêve et je viens de vendre ma maison ! On part demain si tu veux ! » Voila comment un projet de longue date prend au dernier moment une tournure inattendue et surtout une nouvelle dimension. Car si l’unité avec mère nature est peut-être moins facile à réaliser à deux, la confiance est boostée considérablement, les choix de matériel et autres décisions sont soumis à deux avis, toujours mieux pour moins se tromper, les contacts avec des gens d’expérience, essentiels pour préparer cette aventure, se trouvent multipliés.

Bref, nous partons faire le tour du monde à vélo. Pèlerinage, aventure sportive ou grandes vacances, il y aura sans doute un peu des trois et sûrement bien plus encore.
Et si nous avons choisi le vélo, c’est que cela nous semble être la vitesse la mieux adaptée pour nous, même si c’est sans doute encore trop vite. Mais qui sait, si nous en revenons assagis, peut-être déciderons nous alors de repartir, à pied cette fois.

Eau des voyageurs
L’eau des voyageurs