Et il n’y en aura pas pour quelques temps encore sûrement, puisqu’en arrivant lundi ici à Mendoza j’ai à peine eu le temps de me poser dans un cyber que je me suis fait tirer appareil photos, passeport, carte bleue, mp3 et j’en passe. Alors, avis aux sponsors si vous avez envie de voir à nouveau de belles photos…
Depuis, je passe mon temps entre commissariat, consulat et coups de fil, et pour boucler le tout, retour, en bus cette fois vous m’excuserez, sur Buenos Aires pour récupérer un passeport au consulat général.
Alors voilà, cette fois j’ai plutôt envie de parler des autres que de moi. Comme de Dominique, qui m’a raconté ses traversées en bateau dans de grosses bastons, mais surtout sa traversée de l’Afrique, seul, et en 404 (!) depuis la République de Centre Afrique jusqu’en France. J’ai bu ses paroles en même temps que notre cerveza alors qu’il me contait les ensablements, les 150 litres d’eau emportés, les X moteurs nécessaires pour arriver au terme du périple, les tempêtes de sable et la piste effacée, les Africains rois du système D qui font repartir la voiture en retirant simplement une pièce…
Ou encore la jeune Isabelle, Allemande mais qui nous raconte dans un français parfait, tout comme son anglais et son espagnol – et elle ne nous a peut être pas tout dit- ses diverses ascensions en solitaire dont un presque 7000 (les connaisseurs apprécieront), la tempête de neige et la tente miraculeusement retrouvée, les glissades sur des pentes vertigineuses récupérées in-extremis au piolet, la mort qu’elle côtoit régulièrement mais dont elle parle avec un calme impressionnant.
Brefs, de beaux et vrais aventuriers, au sens le plus noble du terme. Merci à eux qui m’ont prouvé, une fois de plus, que c’est un bien beau chemin que celui que nous avons choisi.