Et sans perdre de temps encore : j’ai quitté Auckland, NZ, le mardi 31 octobre à 17h et je suis arrivé à Buenos Aires, Argentine, à … 17h le même jour. Avantages du décalage horaire. Et qu’est ce qu’on fait quand on arrive dans un nouveau pays sans avoir ouvert un guide ou une carte ? Je me suis renseigné à l’aéroport : se rendre en ville à vélo ? Impossible ! D’abord il y a 35 km, ça se fait pas en vélo, et puis il faut traverser les banlieues les plus chaudes de la capitale, si ce n’est du pays, et de toute façon il n’y a que l’autoroute pour s’y rendre depuis ici. Bien. 1 heure 30 plus tard, une demi douzaine de panneaux d’interdiction aux cyclistes méchamment ignorés et deux péages franchis fond de train et tête baissée, j’étais au coeur de la ville. Même pas harponné par les petits frères de Diego Maradonna…
Bon, mais le décalage horaire ça met aussi un peu la tête à l’envers (¡) et l’horloge interne n’y comprend plus rien. Pas si grave, puisqu’il semble qu’à Buenos Aires la journée commence après 20h pour se poursuivre très tard le matin. Ainsi avons nous pu avec les copains voyageurs internationaux de l’hostel découvrir un beau spectacle de tango un soir, ou nous abreuver de cerveza jusqu’au petit jour pour terminer à 6h dans une brasserie ou des gens dans un parfait état de fraîcheur prenaient un repas copieux toujours accompagné de la dite boisson. Etaient-ils, comme nous, reste éveillés toute la nuit ou commencent-ils leur journée de travail à 2h du mat ?
Les après-midi étaient dédiées aux visites comme celle du cimetière Recoleta et ses tombeaux immenses à faire pâlir d’envie le Père Lachaise ! Ou encore une visite du quartier Boca, avec son fameux stade de la Boca Junior cher à l’enfant du pays sus-mentionné. Sans parler de l’aventure pour traverser l’avenue du 9 de Julio et ses 125 mètres de large, et peut-être encore un peu plus à 6h du matin ! C’est les Champs Elysées qui sont verts cette fois !
J’ai quand même réussi à reprendre la route, et, pour la première fois, avec le soleil dans les yeux l’après-midi. La Pampa n’est pas sans rappeler l’Outback australien avec ses routes toute droites et ses immenses étendues, à croire que je l’ai fait exprès ! Sauf qu’ici l’herbe grasse a remplacé le bush aride. Profitons-en car bientôt va se dresser la majestueuse Cordillera de los Andes qu’il me faudra gravir avant de basculer sur Santiago de Chile.

 Buenos Aires au printemps

El camino de tierra en la Pampa

Ze king of tango... Ze king of pampa!

504 et palace ils sont la aussi!

Religieux,les Argentins, et ca se voit. les couleurs de Boca