Enfin des espaces à la mesure de ma liberté ! Des immensités qui me font me noyer dans le paysage, n’être plus rien mais être tout à la fois. Plus le temps passe et moins il compte. Ni court ni long, j’ai souvent juste l’impression d’être là ou je dois être. En fait, il n’y a qu’un instant, et il est éternel. Je pense que les Aborigènes l’ont compris depuis bien longtemps avec leur Dreamtime.
Les heures passées sur le vélo dans ces étendues sont une méditation. Je laisse mes jambes faire le travail et mon esprit s’envole. Souvent je ne suis plus qu’une paire d’yeux, flottant au dessus de mon vélo, observant, contemplant, mais ne jugeant plus. Quel soulagement. Quelle paix ! Et si Ayers Rock était un pèlerinage pour moi depuis le temps que je le voyais ou l’enseignais dans les manuels d’anglais, ma prière fut de faire en courant le tour de ce coeur rouge et sacré de l’Australie.

jouer aux billes avec le diable (Devil’s Marbles, N.T.)

Eliminator...

A une road-house le long de la Stuart Highway

En voila un bout du fait!

Monsieur Ayers Rock se reveille