Voilà, un été a passé. Une histoire de livre est quasiment terminée, on peut tourner une page. C’est le retour à la case départ, ou arrivée selon les points de vue. Je me promène le long des avenues familières de Ouagadougou, en attendant que mes pièces arrivent pour refaire une petite santé au vélo avant de partir. Elles sont dans mes bagages qui n’ont pas suivi une correspondance trop rapide à Casablanca, et devraient arriver dans le prochain vol de la RAM demain samedi.
J’aime l’odeur du mouton grillé sur le bord de la route, mêlée aux gaz d’échappements des voitures et des innombrables mobylettes, et qui monte dans l’air chaud et moite de cette fin de saison des pluies. Ca m’est incroyablement familier, comme si c’était en moi. Et les sourires d’Anita, vendeuse de manioc, sésame et pois, à qui je demande de m’expliquer le contenu des sachets histoire de baratiner un peu. C’est facile. Et la gentillesse des vendeuses de fruits qui proposent leur marchandise sur un autre petit étal en bois.
Les amis sont là aussi évidemment, et leur maison m’est toujours ouverte. Le saucisson ou les pizzas ne font bien sûr plus le même effet après 4 mois en France qu’à la sortie de la brousse, mais j’ai de la chance de les retrouver ici et d’être encore un peu comme à la maison avant de repartir vers l’aventure. Merci Luc, Sylvie, Ana et Simon !