L’Allemagne m’a toujours foutu le bourdon. Pourtant, à l’automne, elle prend tout son sens à mes yeux. Par je ne sais quel enchantement. Je pourrais dire que l’automne est une saison triste et donc que moins par moins donne plus. Mais je n’y crois pas. Le jaune-orangé sied simplement parfaitement à ce pays. C’est d’ailleurs dans son drapeau, c’est dans la robe de la bière que je suis en train de prendre à Breisach avant de retrouver ma voiture pour rentrer à la maison, c’est la couleur des cheveux de ses Miss vin nouveau, c’est même celle des tables et des bancs de ce Kneipe où je suis attablé. C’est aussi et surtout dans ses vergers, dans ses vignes (bientôt, en tout cas), dans ses champs de maïs et dans ses coloquintes et autres cucurbitacées. L’Allemagne aime la nature, elle l’a toujours défendue, elle la dorlote et aime la mettre en valeur. Et la nature le lui rend donc. Naturellement.
Ainsi ce n’est pas la première fois qu’à cette période de l’année me prend une envie irrépressible de passer outre-Rhin pour aller m’immerger dans cette chaude atmosphère. Avec mon moyen de locomotion préféré évidemment. Sauf que mon matériel étant à Ouagadougou, j’ai dû faire avec les moyens du bord : et 20 ans presque jour pour jour après le Tour des Vosges, précurseur du Tour du Monde, mon vieux Talbot (999 francs au Cora, avec l’argent de la communion) et les sacoches d’occasion récupérées dans un magasin de vélo du coin étaient toujours opérationnels. Et même si je ne suis parti que deux jours entre deux diaporamas, la magie opère toujours :
(cliquer sur les petites photos pour les agrandir)

7h25; après le bivouac; lever de soleil; 1100 mètres.

7h42; salutations mutuelles.

7h47; la balade du chat.

7h57; dernières nappes de brume.

8h09; exposition de toiles.

10h32; jardin nature.

L'arbre. Don Quichotte des temps modernes.

Kürbis La bête.