Il fallait en effet trouver à ce deuxième périple un sens, une raison d’être. Je suis reparti en juin parce que je suis certain d’avoir trouvé dans le vagabondage à vitesse humaine une voie qui me convient parfaitement. Mais l’énergie propre au tour de la planète était logiquement épuisée. Une nouvelle source restait donc à être découverte pour continuer d’avancer. Le fait de partir à pied cette fois constituait une motivation largement suffisante pour me remettre en route. Puis j’ai retrouvé mon vélo. Avec un réel plaisir en effet, mais aussi avec une légère appréhension : je retournais vers quelque chose de déjà-vu, de déjà fait. Allais-je retrouver la même envie ?
Deux jours ont suffit pour rallier Fès depuis Rabat, retrouver des sensations et quelques automatismes restés parfaitement intacts dans un coin de ma mémoire. Puis je suis donc arrivé ici, à Fès, chez la copine Véro, prof de sport rencontrée à Djibouti lors du tour du monde. Tout naturellement, j’ai d’abord présenté – comme à Rabat – mon diaporama dans son école. Puis, par connaissances interposées, je suis allé faire de même à Meknès où j’étais passé quelques jours auparavant. Et me voilà, de contact en contact, avec une liste de collègues ou d’amis dans bon nombre de villes d’Afrique. Il n’en fallait pas plus pour donner un sens à mon périple sur ce continent.
Et comme j’ai également décidé de prendre cette fois tout mon temps, je vais aussi pouvoir y inclure, comme en Espagne, des courses sur ma route… on ne se refait jamais complètement ! Ce sera le cas avec le marathon de Zagora (sud marocain), le 31 décembre. Véronique, également inscrite, va m’accompagner à vélo à partir de demain dimanche.
En attendant je viens, grâce à ses copains baroudeurs aussi sportifs qu’enclins à faire la fête, de vivre deux semaines d’une vie sociale effrénée. De sorties vélo ou footing en soirées disco ou poker, les bougres ne m’ont laissé que peu de répit !

Saturday night fever in Fès !