Après deux semaines à travers le massif vosgien, les gorges du Doubs, le Jura et la Haute-Savoie, me voilà arrivé chez les copains du coté d’Annecy. Un repos absolument nécessaire puisque, loin de m’être pour l’instant assagi, je n’ai pu m’empêcher de partir sur les chapeaux de roues. Résultat des courses: une vilaine tendinite contractée à quelques jours d’arriver dans les Alpes et sur laquelle j’ai forcé plusieurs jours durant. Aujourd’hui, je ne sais pas encore si je vais pouvoir repartir de sitôt où s’il me faudra quelques semaines de repos complet, une nouvelle paire de chaussures, et une tête qui soit davantage à l’écoute du reste du corps pour repartir. Quoiqu’il en soit le voyage se poursuivra quand la blessure sera soignée.
Quant aux premières impressions, sûr qu’il est moins dépaysant de traverser la France que de parcourir le monde, évidemment on ne croise pas des foules sur les GR ou sur le bord des routes, et pour ce qui est du climat de notre cher pays, même en été, je crois que ça se passe de commentaires… Mais on trouve toujours dans le vagabondage de quoi nourrir son besoin de sensations nouvelles et de surprises. Ainsi j’ai eu la chance de rencontrer Sylvain et de randonner avec lui quelques jours le long du Doubs. S’il avait dans son immense sac à dos de quoi tenir un siège effectivement 😉 Sylvain savait surtout prendre son temps et s’octroyer par exemple des pauses-café régénératrices très régulièrement. Sans lui me serais-je sans doute blessé bien plus tôt d’ailleurs. Et puis quel régal aussi qu’un petit déjeuner composé de quelques généreuses poignées de fraises des bois et d’un litre de lait frais offert souvent par la paysannerie locale.
Alors, même si en l’espace de deux semaines j’ai aussi perdu toute la musique enregistrée sur mon baladeur mp3, me suis déjà fait mordre par un chien, ai dû monter la tente en catastrophe au milieu de la nuit quand la pluie s’est mise à me tomber dessus, ai dû passer une autre nuit dans un abri-bus pour échapper à l’orage et à la grêle et surtout donc, me suis blessé, j’ai signé pour l’aventure en toute connaissance de causes. En me doutant notamment que la France serait le pays le plus difficile à traverser…

Flore des Hautes-Vosges

Un squat au sec

La bonne nouvelle jusqu\'au fond des abris bus! Brrr...

Dans les gorges du Doubs

Lac Léman et Mont Blanc!

Eh oui, c\'est encore le Will!