Déjà un an que nous sommes rentrés en France. Provisoirement. Quelque chose me dit que ça va peut-être durer encore un an, maximum, cette affaire là. Contents de voir nos familles plus souvent, de profiter du magnifique terrain de jeu qu’offre notre beau pays, de sa gastronomie. Mais au niveau professionnel alors, déconnectés. Perdus. Plus dans le rythme. Pas envie de le retrouver non plus. Non merci. La réforme du collège, le travail comme raison d’être et comme identité sociale. Vous y croyez vous? Quelle drôle de planète suis-je en train de revisiter!

Je redescends de la montagne, pas des moindres, reparti m’oxygéner dans l’Himalaya, côté indien, Jammu et Cachemire. S’oxygéner n’est pas exactement le mot quand on crapahute entre 4 et 6000 mètres, au contraire, le déficit en O2, ça met quelque chose de léger dans la tête, comme un écran de lucidité qui nous permet de retrouver l’essentiel, un filtre qui ne laisse passer qu’un peu de nourriture, de l’eau des torrents, des rencontres et des sourires, quelques mots, des images, des sensations de pureté, l’effort, l’amour des et pour les siens. Et qu’importe si d’aucuns appellent cela de l’utopie, je leur souhaite juste de pouvoir y goûter un peu un jour.

Avant cela, j’avais déjà retrouvé ces sensations en traversant notamment la Corse en hivernal ou presque avec mon frangin, ou en aimant ma femme toujours un peu plus fort…

Sur le GR 20 enneigé

Sur le GR 20 enneigé

Oui, nous l'avons fait!

Oui, nous l’avons fait!

En redescendant du Stok Kangri (6123m)

En redescendant du Stok Kangri (6123m)

A François L.

A François L.