Quatorze ans après, me revoici dans l’Indiana chez mes amis ou j’ai passé une année quand j’en avais 18. C’était alors ma première grande expérience de voyage ; celle qui a fait se développer un virus qui me chatouillait depuis déjà bien longtemps et qui était très probablement né quelques années auparavant au cours d’un premier « cyclovoyage » avec les copains. J’étais alors rentré absolument émerveillé de notre « Tour Des Vosges » de 10 jours.
Comme à Wuhan aussi (Chine), il y a un an, je retrouve des amis pour fêter mon anniversaire. Comme pour prouver que je suis bien au bon endroit au bon moment.
Sauf que cette fois se bousculent dans ma tête toutes sortes d’émotions paradoxales à cause du retour qui s’approche. La réadaptation se fait pourtant de manière progressive : après le retour à une civilisation plus proche de la notre avec mon arrivée aux Etats Unis, me voici depuis quelques jours dans une maison à réapprendre les gestes du quotidien du sédentaire. Et bientôt avec les copains à Montréal j’aurai même un peu de temps pour me réhabituer à la langue française.
Pourtant, je sais d’ores et déjà que ce voyage n’a pas assouvi mon besoin de vagabondage. Non, il l’a renforce. Depuis quelques temps mon aventure me manque déjà. Je me languis de l’Afrique et de l’Asie, des cultures ou j’ai tout à découvrir chaque jour, des saveurs nouvelles et des langues inconnues, des filles exotiques avec lesquelles on sait ou l’on va. Alors les idées fusent, les projets abondent. Je les met sur papier pour que rien ne m’échappe. Car je sais que les idées les plus folles, je veux dire les plus grandes, celles qui naissent quand l’esprit est libre, sont celles qu’il me faudra prendre à bras le corps, quand, plaqué au sol par un quotidien qui sape les inspirations, elles me paraîtront irréelles. Oui, je suis déjà reparti.

the Bean, Chicago.

Arrivee chez le copain Bob. Indiana.

Une ferme dans l’Indiana… … ou un gratte-ciel a Chicago?

Une petite tele en passant… les visiteurs du soir.