En cette journée de congé inopinée (vendredi, no comment), il suffisait de grimper un peu pour échapper à la grisaille qui, depuis quelques temps, s’emparait systématiquement de la région de Moroni les après-midi. Après un départ relativement matinal -compte tenu de la soirée tarot-bière-guitare qui précédait-, nous avons vite traversé la couche ouatée qui enveloppait de sa fraîcheur humide la forêt tropicale du volcan Karthala, pour ressortir côté ciel, l’autre « grand bleu », balayé par les vents et tendu vers l’infini. Après, ce ne fut plus que bonheur simple: copains et bivouac, nature et grandeur, voyage au cœur de la terre et dans le temps en observant la géomorphologie des lieux (merci à notre prof de SVT souvent présente lors de ces excursions), danse indienne autour du feu une fois la bouteille de rhum arrangé finie parce qu’il ne faudrait pas être que sérieux non plus, et voilà, petit café à la fraîche le lendemain matin et on redescend, les batteries rechargées pour une nouvelle semaine de travail côté mer. Life goes on. (D’ailleurs, je termine ce post et je vais piquer une tête.)