D’abord il y a celui de la Colombie à Panama. Deux pays voisins pourtant, mais qui ne sont pas reliés par la route. Je suis allé, comme on m’avait suggéré, jusqu’à la petite ville de Turbo au nord-ouest du premier pays, pour prendre une barque à moteur afin de rejoindre Puerto Obaldia, Panama. Il fallait d’abord faire escale et changer de bateau entre les deux, mais ça m’a permis de passer quelques heures de vacances (mais qu’est-ce qu’y dit ! Ca fait un an et demi… oui, oui, je vous entend) dans le magnifique petit village de Capurgana ou l’on pourrait se croire sur une petite île tranquille, puisque, coincé entre jungle et océan, il n’y a pas de voiture. Après une deuxième traversée chaloupeuse je suis arrivé à Puerto Obaldia, non moins charmant et paisible, mais … toujours sans route ! Alors j’ai compris que le seul moyen de se sortir de là etait de prendre le petit avion jusqu’à la capitale Panama. Ca change du vélo pendant quelques temps…
Le second passage est celui qu’ont creusé les hommes pour passer d’un océan à un autre. Je n’aime pas faire le guide de voyage ou le reporter en herbe, mais j’ai envie de vous en parler parce que j’ai été ému par le Canal de Panama. Je ne sais pas encore si c’est par l’ampleur du projet où ont laissé la vie 22000 Français fin du 19ème avant de laisser les Ricains finir le boulot, ou la taille des écluses (30m sur 300) ou celle des bateaux qui les traversent, ou encore le coût du passage (30 000 $ en moyenne, 14 000 passages/an) mais quoi qu’il en soit j’ai été planté là pendant de longs instants, contemplant le spectacle, abasourdi et émerveillé pour une fois par ces oeuvres issues de la volonté de l’homme. J’ai dévalé les escaliers et couru vers mon vélo pour me jeter à corps perdu à la poursuite du grand 4 mats qui avait quitté les écluses. Je ne sais pas pourquoi, je crois que je voulais partir dessus, je n’avais pas fini mon rêve. Mais il était déjà loin et passait sous le pont que j’allais, comme pour le tunnel sous le Canal de Suez, devoir franchir dans la benne d’une camionnette.

Les vacances á Capurgana

Ruelles de Puerto Obaldia. Ambiance Caraibes. Z’etes surs qu’il y a la place pour mon vélo?(cf chariot bagages)

Les chauds mais colorés quartiers de Panama-ville.

L’l'invitation au voyage. Colliers de perles indiens.

Femmes et bébé "Kuna", Panama.