Des policiers et militaires en armes ou des cyclistes équipés dernier cri, je ne sais pas qui sont les plus nombreux sur les routes du pays. Vous l’avez compris : je traverse la Colombie, pays du vélo et des guérilleros. Et s’il y a à Cali plus d’homicides en un week-end qu’en une année en Norvège (dixit mon guide), la population semble naturellement disposée à nous faire nous sentir à l’aise. Le café infuse et les invitations fusent, les cyclistes s’éclatent et m’accompagnent un bout en bavardant beaucoup. Si j’avais trouvé l’Equateur plutôt froid dans tous les sens du terme, à cause notamment de l’altitude et de la pluie incessante, mais sûrement aussi parce que mon visage fermé, fatigué par les cols à répétition et les intempéries, n’incitait pas vraiment au partage, c’est avec bonheur que je retrouve la moiteur de l’équateur, son soleil et ses fleurs, ses fruits délirants (guanabanas, maracuyas, lulas…), mais aussi la salsa et les cousins Africains.

les montagnes colombiennes ne me demandez pas leurs noms! pompons j’adore les bus! Cheveux d’ange. juste une colline qui me plaisait bien. Cafeyer Il y a un gros camion sur cette image...