Extrait de journal.
Lundi 21 janvier.
J’attaque le col a un bon rythme. Je ne suis qu’à 2000 m environ et donc la respiration va bien. Comme de plus j’ai passé la journée d’hier au delà de 4000m, je ne crains même pas l’arrivée à 3900. Je me sens fort, surmotivé à l’idée qu’il s’agit de l’ascension finale avant la grande descente sur Nasca et j’ai décidé d’en profiter pour me tirer dessus. J’ai fait appel aux forces du soleil et de la lune, et, sur conseil de mon (vieux) coach Nico, à tout l’esprit Inca. Je suis remonté. Au km 10 avant le sommet, j’allume. La pente s’accentue pourtant encore au km -7. Mon directeur sportif dans la voiture à mes côtés me renseigne : il y a un poursuivant à quelques centaines de mètres derrière moi. Je l’aperçois parfois dans les lacets en contre-bas. Mais son rythme n’est pas plus élevé que le mien ; si je tiens le tempo, c’est gagné. Je ne dois pas baisser d’un 10ème de km/h. Coup d’oeil sur le compteur régulièrement, ça tient. Au km -1, quelques supporters locaux ; j’en profite pour en remettre une couche, chaudière au taquet, mais les jambes tournent bien. C’est que j’ai encore une longue journée après cette étape moi !
J’ai tenu jusqu’au bout. C’est au moins ma deuxième victoire d’étape en montagne.

tour 2006. Photo d’archives.

ensuite il y a du sable

puis du sable

et encore du sable.