décembre 2018


Les litchis arrivent à Fianar par paniers entiers, recouverts de feuilles de bananier pour conserver la fraicheur des fruits. Trois fois par semaines, à l’aube, ils sont charriés des wagons du petit train vert qui relie la cité des hauts plateaux à la ville côtière de Manakara où ils sont récoltés. Cela se passe juste en contre-bas de ma terrasse qui surplombe donc la gare. Posés d’abord sur le terrain vague qui borde les rails le temps d’un inventaire je suppose, les paniers tressés pleins à craquer sont ensuite achetés par des vendeuses qui vont inonder la ville des fruits roses. Des petits étals s’improvisent alors sur tous les trottoirs de la ville; la chaussées est couverte de peaux et de noyaux de fruits consommés sur place. De costauds athlètes aux pieds nus vont aussi pousser de la tête leur varambas (chariots) surchargées pour monter les fruits jusqu’au marché principal Anzuma, perché sur les contreforts de la ville haute. Je les dépasse le matin, la sueur perlant sur leurs dos, dans la dure côte de l’école qui n’est, elle, qu’à un tiers de la pente en haut de laquelle grouille déjà le marché.

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Sortie de messe dimanche matin

Sortie de messe dimanche matin


Traversée sur pirogue de la rivière Matsiatra

Traversée sur pirogue de la rivière Matsiatra


Et pause café au village

Et pause café au village

Beaucoup de vélo, un peu de course à pied pour préparer le 120 bornes de Tana au mois de mai, quelques soirées tarot et des rhums arrangés en préparation avec la saison des fruits qui bat son plein: litchis, passions, mangues ou bananes. Telle est la vie à Fianar. La saison des pluies est arrivée un peu prématurément, faisant verdir les rizière pour la beauté du décor mais coupant court mes débuts en parapente. Enfin, j’ai quand même pu faire mes deux premiers vols en solo et j’attends les prochains avec impatience. Accessoirement, il y a quand même le boulot, avec une très bonne ambiance au collège, des collègues et une hiérarchie fort sympathiques, des gamins demandeurs et polis tout comme il faut. Il faut dire que les conditions sont optimales avec des effectifs de 15 à 20 par classe, de quoi faire rêver certains…