Nous revenons d’une dizaine de jours de farniente sur l’ile de la Réunion: boustifaille, petite virée au marché de Saint Pierre, retrouvailles avec les copains, lecture… Bref, globalement beaucoup de repos. Et pour cause, je disputais en tout début de séjour le trail de Bourbon: 93km magnifiques à travers les 3 cirques de Cilaos, Salazie et Mafate. Un trail, c’est une mini aventure, c’est une grosse journée de voyage, avec des moyens naturels: ses guiboles et son mental. J’adore, ça m’est familier. C’est avec un vrai bonheur que je m’engage donc samedi 25 à 4h du mat. A peine arrivés en haut du Coteau de Kerveguen, le soleil éclabousse déjà les cimes autour. On peut éteindre les frontales. Je n’oublie pas de me gaver de ce paysage magique, on est quand même la pour ça aussi. Le vent glacial réveille ceux qui se seraient laissés endormir par la première grosse difficulté du jour, ou qui ne seraient pas encore bien réveillés. On est déjà à 2400 mètres. C’est parti pour une journée à trottiner, à dévaler des marches plus ou moins naturelles et à remonter en face, les mains sur les cuisses, tout droit dans le pentu. Les paroles du « coureur » de Goldman, que j’ai bossé à la guitare ces dernières semaines, tournent en boucle dans ma caboche pendant les premières heures de course. Je gère comme une journée de vélo à travers le désert ou une journée à pied pour rejoindre mes potes au Maroc. A mi-parcours, un coup d’œil au pointage intermédiaire m’indique que ça a déjà bien craqué devant, ils ne sont plus que 70 (on était 1500 participants). Si on m’avait fait signer pour une place dans les cent avant le départ, j’aurais dit oui tout de suite. Un coup de mou au km 60 dans la montée de Dos d’Âne, plein après-midi et plein cagnard, mais je sais que les copains sont au bord de la route dans une dizaine de bornes. Ça motive ! Et puis, si moi je vais mal, je passe encore deux ou trois gars qui sont carrément à l’arrêt dans des états plus ou moins inquiétants. Un coup d’eau en haut de la cote et quelques applaudissements remettent la machine en route, à mon agréable surprise. Mais bon, l’organisation n’a pas fait de cadeau et nous a réservé des grosses difficultés jusqu’à la fin. La montée et la descente du chemin des Anglais avec ses grosses pierres mal ajustées, la descente finale (« la délivrance » , mon cul…) de 4 km vers le stade de la Redoute à travers bois, pierres et racines, à la frontale qui plus est à cette heure là, ne sont pas forcement appréciées à leur juste valeur, j’en conviens. Bref, c’est quand même avec la sensation d’avoir passé une superbe journée que j’en finis à 22h à la 38eme place. Vivement le prochain!
Merci encore à Véro, David, Sylvie, Fredy et Clarisse ainsi qu’à Françoise et Vincent pour leur accueil et leur soutien. Des gros bisous à Nadhia pour sa patience et son soutien avant et pendant. Merci aussi à Virginie et Julien pour leur maison et leur confiance et bravo à ce dernier ainsi qu’à tous les grands raideurs rencontrés autour de la table chez David et Sylvie après les courses!

Mise en condition avant course

Mise en condition avant course


Vous me voyez pas, j’économise les piles de ma frontale...

Vous me voyez pas, j’économise les piles de ma frontale…


Ravito piegé...

Ravito piegé…


Et Nadhia en finit aussi! (d'attendre son mec)

Et Nadhia en finit aussi! (d’attendre son mec)


Puis visite du jardin des parfums et des épices: la liane de Jeanne

Puis visite du jardin des parfums et des épices: la liane de Jeanne

Et la rose de porcelaine.

Et la rose de porcelaine.