Partir sur les chemins du monde, avec un sac sur le dos et un saucisson dedans. Marcher, et puis courir quand le sentier, la topographie ou le paysage nous y invitent. J’en ai souvent rêvé, je l’ai réalisé en grand quand j’ai décidé en 2008 de descendre retrouver mon vélo -et mes potes- au Maroc depuis ma Lorraine natale. J’avais fait mon premier « trail », comme il est à la mode d’appeler cette activité devenue très prisée aujourd’hui par des hommes et des femmes qui ont de plus en plus besoin de s’évader et de se dépenser physiquement. Ce premier trail, en solitaire et en autonomie totale (au moins d’épicerie en épicerie), faisait presque 3000 km et m’a pris 4 mois et 10 jours. Dernièrement, j’ai retrouvé ces sensations sur un circuit organisé, le Mahoraid, soit une traversée nord-sud de l’île de Mayotte par les chemins, soit encore 69km pour 2700m de dénivelé positif, une broutille 😉 Quel bonheur en tout cas, en plus d’y retrouver les copains du Maroc, David, Sylvie et Véro, que de cavaler à travers cette variété de paysages, de la plantation d’ylang-ylang au sommet du Benaras en passant par la forêt ou le bord de mer pour l’arrivée. Et ce en variant le type de sol, mou, rocailleux, herbeux même, pentu ou constituant un agréable chemin bien large. Bref, j’ai adoré et j’y reviendrai; à commencer par la Réunion en octobre. Non: pas encore assez fou (ou plus assez fou devrais-je dire?) pour faire la grande diagonale dite justement « des fous », mais le trail Bourbon le même weekend sur le même tracé raccourci: 90km seulement pour 5500m de dénivelé. Vivement là-bas!

Presque 40 ans, ça a du bon: j’ai pu accrocher la 3ème place chez les vétérans 1 !