L’archipel de Zanzibar est composé principalement de trois îles, Mafia au sud, Unguja au centre -communément appelée Zanzibar, et souvent la seule visitée par et connue des touristes-, et Pemba à une quarantaine de kilomètres au nord de cette dernière. Comme cela fait quelques fois maintenant que nous allons sur l’archipel pour des vacances simples, à proximité et pas trop chères, nous nous efforçons d’en découvrir une nouvelle partie à chaque fois. L’an dernier, c’était Mafia, et cette fois, ce fut donc Pemba, avant de retrouver notre pied à terre sur Zanzibar-Unguja chez les copains Séb et Julie pour des plongées toujours cools et un nouvel an électronique les pieds dans le sable blanc de Kae Funk. Pemba donc, c’est plutôt très vert, plein d’arbres, de forêts même, et de cultures et plantations, notamment de girofliers. Et puis c’est surtout loin du tourisme un peu envahissant parfois de Stone Town ou autre Nungwy sur Unguja, même si à peine à un saut de puce de là, ou à un petit trajet de nuit en ferry pourri en ce qui nous concerne. Là-bas, traversée de l’île en dala-dala, petit camion chinois avec arrière garni de deux… banquettes allais-je dire: bancs en bois légèrement capitonnés afin d’absorber le gros des chocs -même si nous rêverions d’avoir dans la capitale comorienne des routes de la qualité de celles qui existent en brousse à Zanzibar…-, et pouvant contenir jusqu’à trente passagers les heures d’affluences. Mais ces transports en communs, en plus d’être très fréquents et incroyablement peu chers, ont leurs côtés bien ouverts, ce qui permet aux effluves de transpiration de s’évader un peu et surtout au regard du visiteur de profiter des paysages qui défilent. Balade à pied forcée ensuite sur les plages sauvages du nord, car un peu largués au milieu de nulle part sans pied à terre pour la soirée à venir, puis plus tard un peu de plongée aussi, parce que quand même il faut bien que je remette ma sirène à l’eau de temps en temps. Voilà, ce n’est pas le tour du continent ni de la grosse baroude, mais ça permet de patienter un peu en attendant des jours plus sauvages…