Que vais-je écrire, maintenant que ma vie s’est arrêtée? Mon corps s’est arrêté, ma vie continue à trépider, car j’ai décidé de sourire à jamais. Je ne mourrai pas dans la torpeur, je vois le ciel au dessus de l’eau. Même si j’ai décidé de me mettre à la plongée. Pour élargir encore mon monde, ouvrir des univers, m’accaparer de nouveaux éléments. Après, il restera les airs. Et puis il y a toujours l’espoir, car il y a Boris Vian, mais avant il avait Gainsbourg et encore Desproges, et un autre et un autre, et demain un autre encore. Leurs esprits me font vivre. Car ils me nourrisent et m’offrent à leurs manières de nouveaux horizons chaque fois. Comme une boîte magique dans laquelle il y a toujours une nouvelle boîte. La vie se démultiplie. Comme les pays; même si l’espace est limité, j’aurai toujours de nouvelles destinations. Alors je ne suis plus oppressé, alors je souris, alors je consomme la vie sans retenue, car elle est vaste, infinie et je vis aux éclats. Sans doute la brûlé-je par les deux bouts mais quel plus bel acte de gratitude que de la consommer avec avidité puisqu’elle s’est offerte à nous? Et ce que je pense de ma retraite et de mon avenir? Je veux mourir de toute façon d’une overdose de vie.
A venir:
-Je sourirai
-Pourquoi je pleure la nuit et vis aux éclats le jour