mars 2009


Oh, c’est un mariage qui m’a beaucoup coûté, mais comme je n’accepte toujours pas les compromis (petit con), je continue de croire que ce fut pour le meilleur seulement.
Me voici revenu à Kamsar, Guinée, lieu de notre première rencontre ; l’endroit où, petit à petit, elle m’a envoûté au point de me faire souffrir parfois quand je me trouvais loin d’elle. Dans ces moments là, je la sentais à travers un détail du paysage ou dans un rêve la nuit qui m’appelait. C’est pour cette raison que j’ai décidé de repartir vers elle, et elle uniquement, dans ce deuxième voyage. Je voulais savoir ce qu’elle avait à me dire, à m’offrir. Aussi, j’ai dû repartir en étant beaucoup plus à l’écoute, ouvert et disponible, de manière à ne rater le moindre signe, à ne passer à côté d’aucune opportunité de mieux la connaître et la ressentir. Je la laisse en quelque sorte me porter et me guider.
Ainsi m’a-t-elle déjà appris beaucoup de choses. Ses déserts m’ont rappelé d’où je venais, et ses gens, surtout, me prouvent chaque jour que les Hommes ne forment qu’une grande famille. Ah ! comme j’aimerais parfois que les gens (les autres) viennent en Afrique autrement qu’en pensant qu’ils doivent aider ce pauvre continent ; en se disant qu’ils ont peut-être ici des leçons à apprendre – ou à réapprendre -. Car je crois qu’il existe un équilibre naturel dans tout.
Il n’est pas facile de seulement contempler, humblement, en aimant simplement et sans pitié mal placée. Aimer l’autre sans vouloir le transformer, n’est-ce pas le secret d’une union heureuse ?
Mais que suis-je en train d’écrire ? Non, vraiment ce n’est pas facile…

Priorité à droite !

Grenier à céréales (mil, sorgho, riz...) Une grande famille.

Ravito d'urgence au canari. Ce soir, c'est mil au dîner.

L'eau, la vie. MONSIEUR Porc ! (pas content)

Saint Louis Allez, je me suis bien assez reposée comme ça, moi !

Le rollier d'Abyssinie L'impassible géant du Sénégal.

La petite mosquée dans la prairie. A la campagne, où tout est précieux et beau.