août 2008


Extrait de journal (j’ai la flemme de me creuser)
Mardi 19 août 2008:
Ca y est, là, c’est les vacances! Ha ha ha! Je prends mes baskets à la main et je marche les pieds dans l’eau. Il ne me reste plus qu’à longer la côte jusqu’à Banyuls. C’est une immense plage, qui n’en finit pas. Alors je fais un peu le vacancier, je pique une tête ici, m’étale sur le sable là. Même si je n’ai pas exactement le même look que les autres: bronzage Marcel pour ma part, et pas de natte ni de tongs dans mon panier de plage, mais une tente dans un sac à dos et un short de course à pied en guise de maillot de bain. En guise de tout en fait puisque je ne le quitte pas, même quand je profite des douches publiques pour me dessaler ou me décrasser.
Après quelques figues et de l’excellent raisin, j’ai trouvé et cassé de délicieuses amandes sur les hauts de Leucate. Et je bivouaque toujours, caché dans la garrigue derrière quelque bosquet ou un muret de pierres. Il est bien plus facile de camper sauvage sur la côte que je ne l’imaginais.

Voilà, et ce soir je suis arrivé à Banyuls et je dis déjà au revoir à la mer car je m’en vais sur le GR 10 faire un peu de rando à travers les Pyrénées – ce serait dommage de s’en priver -, avant de bifurquer vers l’ Espagne du côté de Font-Romeu.

PS: photos de moi nu sur la plage à venir très bientôt…
Sinon RDV ce soir sur RTL vers 21h30

Nous nous sommes quittés à Chambery. Depuis, il y a eu le Massif de la Chartreuse, le Vercors, les Monts d’Ardèche et maintenant les Cévennes. Il est clair que sur les GR les cybercafés ne sont pas légions mais surtout, je ne m’arrête plus beaucoup dans les villes. Voilà six semaines que je suis parti et à part les haltes chez des amis, j’ai passé toutes mes journées et toutes mes nuits dehors, sous mon abri de toile ou d’étoiles. Je mange, je dors, je vis en plein air. La nuit, la proximité des sangliers qui fouillent le sol autour de mon bivouac me rassure quant à l’absence de mes pairs dans les parages. J’ai oublié les règles fabriquées par les hommes qui vivent en société. Elles me sont inutiles. Je ne me lave (presque) plus, je ne me rase plus, je ne me change plus. Je traverse les villages pour me réapprovisionner mais le bruit de la route m’est devenu insupportable. Je ne parle plus non plus, que quand je n’ai pas besoin de m’expliquer ou de me justifier. Comme avec ces gens qui m’ont accueilli un soir dans leur clède qu’ils habitent sans eau courante ni électricité, mais avec cette grande richesse: le calme absolu. Ou comme avec mes copains, déjà repartis eux aussi, vers le grand utérus de la terre-mère, avant qu’elle ne se mette à tourner à l’envers.

En Chartreuse

Bivouac idéal

La rando, c'est le pied! Couleurs nature

Grenoble après l'orage

Hasard: un autre Fraxinien à Privas. Et un remontant, un!

Fous de dinde!