octobre 2007


Puisque je travaille à la réalisation d’un livre sur mon voyage à partir de mes notes, voici quelques phrases qui pourraient bien y figurer. Certaines ont été sorties de leur contexte, mais on peut les restituer à l’aide des indications entre parathèses, d’autres – une majorité en fait – ont été notées telles qu’elles dans mes cahiers, les dernières enfin ont été écrites depuis que je suis rentré.

– Peu importe où l’on est, pourvu que l’on soit dans ce que l’on fait.
(Egypte – 12/12/05)

– Tout peut m’arriver. Je veux tout. J’accepte tout. La souffrance comme le bonheur. Tout cela n’est qu’un.
(Thaïlande – 11/06/06)

– L’aventurier repart chaque jour à zéro, en se disant : voilà, je n’ai rien, que va m’apporter cette journée ? Ainsi, tout est à gagner.
(Malaisie – 31/08/06)

– Les fleurs sont une fenêtre ouverte sur le paradis.
(Indonésie – 04/09/06)

– Quand il n’y a plus d’obstacle ni pour la vue ni pour l’esprit, naît alors une conscience de chaque instant. C’est le grand cadeau du désert.
(Australie – 28/09/06)

– La solitude et les espaces immensément vides s’acharnent tels des béliers sur ma psyché et sur mon équilibre. Je ne dois pas ouvrir la moindre brèche.
(Argentine – 09/12/06)

– Je suis parti à la recherche de la grande Liberté. Celle qui fait comprendre et aimer les autres, après s’être compris et accepté soi-même.
(Bolivie – 02/01/07)

– Quand tu vois les yeux de la cousine de Kathy, tu n’as qu’une envie : y plonger et y rester pour toujours.
(Pérou – 13/02/07)

– Sex and food and bicycle is really good indeed. Sex and food and bicycle is all I really need…
(Pérou – 07/03/07)

– La vie est comme une boîte vide que l’on nous offre à la naissance. On peut la garder vide, la remplir de boulons ou de cailloux, ou encore la remplir de trésors.
(Mexique – 29/04/07)

– L’Homme est foncièrement bon. Il faut juste donner à chacun l’opportunité de montrer son bon côté.
(Etats Unis d’Amérique – 12/06/07)

– Je veux aller là où l’on sait danser sans apprendre.
(France – 29/08/07)

– I was there, I am here. But it don’t know where my soul is. (J’étais là-bas, je suis ici. Mais je ne sais pas où mon âme se trouve.)
(France – aujourd’hui, en regardant une améthyste rapportée du Désert de Gobi…)

A travers une photo, on doit ressentir la liberté de celui qui la prend.
Et pour écrire, il faut avoir quelque chose à dire.
De la même manière, je me cache si je n’ai pas un sourire à offrir.