mai 2007


Sur la route de New Orleans et de Memphis, j’ai fait des tas de rencontres intéressantes qui viennent contredire, et c’est tant mieux, ce que j’ai écrit la dernière fois.
D’abord il y a eu l’Armée du Salut. En plus de la douche, du lit et du repas, j’y ai rencontre des tas de gars avec des histoires étonnantes, et j’y ai été traité aussitôt comme un des leurs. J’en suis reparti les batteries chargées à bloc, les sacoches pleines de provisions et de  » Good luck, man! »
Plus loin il y avait Matt, Americain qui traverse son immense pays à pied depuis septembre 2006. Le temps d’un détour au village le plus proche avec mon vélo supersonique pour chercher quelques Budweiser, et nous campions au bord d’une petite rivière ce soir la. Il m’a rappelé la sagesse que je n’ai toujours pas pour ralentir l’allure, le contact direct avec la terre toute la journée.
Curley et sa femme habitent une caravane depuis que Katrina leur a tout ôté en 2005. Après une invitation à un barbecue +, Curley ne m’a pas laissé repartir sans son baladeur et quelques CD pour que je finisse mon voyage en musique. Pas besoin d’en rajouter.
A la Nouvelle Orleans j’ai été hébergé plusieurs jours par Walker et Herald, son copain canard, et toute sa clique de copains. Un tas de jeunes gens libres, pleins de fantaisie et bohémiens dans l’âme. Caractéristiques fort semblables, ce n’est pas un hasard, à ceux de cette ville qu’ils ont adoptée, et vice-versa.
Et puis hier je suis aussi allé faire un petit coucou à Elvis, the King, sa collection de voitures et ses habits de lumière. Il me semble que quand on vit une vie avec autant d’intensité et une telle générosité il est clair qu’on est vite épuisé. Son énergie survit cependant.
Voilà, et pour ceux que ça intéresse, et pour embêter un peu les autres, je viens de boucler les 10 000 km les plus rapides du tour (Trujillo, Pérou – Memphis, Tennessee), je fête donc aujourd’hui les 50 000. Ca va vite, très vite…

Les marais de la Louisiane

Rien que ca! Je veux le meme! (dans ma tente)

Check that one out, man!!!

50000 km avec Jon et ses copains. The Pink Cadillac. Ce serait sympa pour finir mon voyage…

La vie est une fete a New Orleans.

Pas si mal le Golfe du Mexique! Ni Maya, ni Aztec mais Totonaque!! (El Tajin, Mex.)

Coccs et coques (Mex.)

Pas evident de gagner son petit dej chez les vaqueros! (Mex.) Par ici ca decoiffe! (Mex.)

Comme ca ca va nettement mieux (Texas, E.U.) Des routes dans le ciel (Houston, Tx)

Certes plus jolie qu’un mobile-home…

Je devais vous donner des nouvelles depuis l’autre côté du Rio Grande, mais parfois tout se précipite et une fois engage sur les voies express américaines, difficile d’en descendre. Me voici donc à Houston, Texas, dans « l’autre monde ». J’ai bien profité jusqu’au bout des dernières tambouilles locales à quelques Pesos. Dorénavant, je fréquente les hypermarchés et déjeune sur les parkings. D’ailleurs ici on ne paie pas mes tacos après avoir bavardé avec moi mais on me tend un billet de 20 dollars par la fenêtre de la voiture sans même s’arrêter !!
Il est clair que le revêtement des routes est nickel et j’ai pour moi tout seul une bande large de 3 mètres au moins sur le coté. Les pelouses sont parfaites aussi, impeccablement entretenues, mais on n’y va pas. Encore moins pour y mettre une tente, doux rêveur que je fus à qui on a vite rappelé qu’il y avait des règles ici, et strictes encore !
Tout ceci me donne peut-être un élément d’explication au phénomène d’obésité qui déforme la population : victimes de la politique historique d’expansion à outrance qui a créé des espaces démesurés ou l’on doit sans cesse avoir recours à la voiture pour se déplacer, on ne se rencontre pas. Comme bon nombre d’Américains, je suis seul (mais pas encore obese)dans ce pays de près de 400 millions d’habitants.