septembre 2005


Sommes arrivés à Sofia, enfin une capitale sous le soleil.
Nous en avions déjà cependant plein la tête après la traversée de la Serbie, tant ses habitants ont fait preuve de générosité et d’hospitalité envers nous. Nous avons en effet été reçus comme des princes dans ce petit pays qui a pourtant tant souffert de guerres et occupations en tout genre, il ne leur reste qu’à tout donner comme ils disent, pour qu’il leur arrive enfin le meilleur.
Bel esprit ! On nous a donc hébergés, nourris, parlé énormément, appris plein de choses sur l’histoire et la situation économique et politique actuelles – c’est pas jojo et peu réjouissant pour le futur- offert le schnaps du pays que l’on essaye d’écluser en imbibant nos parts de gâteau – pas encore au petit dej. Nous voilà donc maintenant en Hongrie, ou l’exode rural, des jeunes au moins, et aussi flagrant que dans les autres pays de l’Est, les villages se meurent avec leurs vieux et on peut se demander ce qu’il en restera dans une 20aine d’années.
Voilà pour la partie culturelle, pour ce qui est de nous 2, les jambes vont bien, 2500 et qq au compteur mais on se calme un peu, trouvant doucement notre rythme de croisière.
Bisous à toutes (surtout), et tous (aussi).
campement

bergere

villageois bulgares

Après les capitales d’Autriche, Slovaquie et de Hongrie nous voici dans une autre capitale, mais à vous de trouver ou nous sommes en sachant que l’on a longé le Danube plein sud, et aussi de trouver le nom de ce pays, au passé (pas si lointain) pas très glorieux, mais où les gens sont vraiment extras.
Pour l’anecdote c’est aussi le 2ème pays consécutif qu’on traverse sans carte routière, et oui c’est ça l’organisation au top, mais ce n’est pas très compliqué il n’y a qu’à suivre le Danube. Aujourd’hui nous allons pouvoir déboucher une 2ème bouteille car nous allons franchir notre 2000ème km, et à ce train là on risque fort de rentrer plus tôt que prévu, ou alors on se fera une pause sous les cocotiers. Ces derniers jours, enormement de rencontres. Entre le hongrois qui nous prête sa maison de week-end pour la nuit, le croate bricoleur dealer de vélo, le californien marié à une serbe et vivant dans un petit village (qui nous a aussi héberger), cette patronne d’une petite gargote qui nous offre les repas plus quelques croissants pour la route, un attaché de l’ambassade du Pérou, un australien, kosovar, et bien entendu tous ces gens qui nous saluent et nous encouragent ……

Ben ouais, ça nous a décidé à nous planter dans un hôtel ce soir à 160 bornes au sud de Budapest, après avoir effectué ces kilomètres sous une pluie quasi incessante depuis le matin. Et nous voilà dans un troc sirotant une bière hongroise avant de changer de pays à nouveau demain.

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