Amérique Centrale


Nicaragua, Salvador, Honduras et Guatemala sont passés comme des perles à mon collier du tour du monde, avec encore leurs lots de marchés fascinants où j’aime à m’enfoncer pour prendre un petit ou un gros déjeuner et toujours des gens accueillants et ouverts. En ce qui concerne ces derniers, le chapeau de cow-boy et la machette en bandoulière semblent être les attributs de rigueur pour les hommes du centre de l’Amérique, quand ce n’est pas le colt à la ceinture (Salvador et Guatemala). A ma grande surprise aussi, les femmes Mayas ne sont pas rayées jaunes et noires (¡¡¡) mais portent d’élégantes robes tissées multicolores.
Bon, mais j’ai aussi passé la frontière de l’avant-avant-dernier pays de mon périple et cette fois-ci le retour commence à apparaître comme une réalité, surtout depuis j’ai commencé à regarder pour les billets d’avion Montréal-Paris. Saurai-je retenir les leçons de fraternité et la joie de vivre que m’a procurés ce voyage ? Je me surprend parfois à être aigris déjà. La projection dans l’avenir est une nuisance dont la remède est le « ici et maintenant ». Alors je roule et je m’efforce de ne voir chaque pays que comme une nouvelle découverte. Ce voyage m’a appris autre chose : j’aime être heureux, ça rend les autres joyeux et ils me le rendent ainsi. La bonne humeur est contagieuse c’est bien connu. Une fois de plus je dis que le monde n’est que la réflexion de ce qu’on lui offre. Alors ce périple ne doit pas être qu’une belle aventure limitée dans le temps où un rêve réalisé après lequel on ne peut que redescendre. C’est une porte ouverte, une invitation pour vous comme pour moi à rester dans les sphères bien concrètes du bonheur.
Ouf! Quel beau projet pour mon retour…

Lac Atitlan, Guatemala

l’hévéa donne son sang de latex Une nuit au Salvador

Décidément, tout le monde joue à cache-cache

Sur les routes tranquilles du Nicaragua Cathédrale de Léon, Nicaragua

La nature se regarde, se sent, se vit. C’est tout. Moi j’en ris tous les jours tellement c’est beau.

Comme celui que j’aurai sur l’épaule quand je serai pirate!

rappelez-moi son nom...

on se moque bien du nom, pourvu qu’il soit beau. fruit et noix de cajou

Oh la belle feuille!

un matin tres tot, a la recherche du petit dej’

D’abord il y a celui de la Colombie à Panama. Deux pays voisins pourtant, mais qui ne sont pas reliés par la route. Je suis allé, comme on m’avait suggéré, jusqu’à la petite ville de Turbo au nord-ouest du premier pays, pour prendre une barque à moteur afin de rejoindre Puerto Obaldia, Panama. Il fallait d’abord faire escale et changer de bateau entre les deux, mais ça m’a permis de passer quelques heures de vacances (mais qu’est-ce qu’y dit ! Ca fait un an et demi… oui, oui, je vous entend) dans le magnifique petit village de Capurgana ou l’on pourrait se croire sur une petite île tranquille, puisque, coincé entre jungle et océan, il n’y a pas de voiture. Après une deuxième traversée chaloupeuse je suis arrivé à Puerto Obaldia, non moins charmant et paisible, mais … toujours sans route ! Alors j’ai compris que le seul moyen de se sortir de là etait de prendre le petit avion jusqu’à la capitale Panama. Ca change du vélo pendant quelques temps…
Le second passage est celui qu’ont creusé les hommes pour passer d’un océan à un autre. Je n’aime pas faire le guide de voyage ou le reporter en herbe, mais j’ai envie de vous en parler parce que j’ai été ému par le Canal de Panama. Je ne sais pas encore si c’est par l’ampleur du projet où ont laissé la vie 22000 Français fin du 19ème avant de laisser les Ricains finir le boulot, ou la taille des écluses (30m sur 300) ou celle des bateaux qui les traversent, ou encore le coût du passage (30 000 $ en moyenne, 14 000 passages/an) mais quoi qu’il en soit j’ai été planté là pendant de longs instants, contemplant le spectacle, abasourdi et émerveillé pour une fois par ces oeuvres issues de la volonté de l’homme. J’ai dévalé les escaliers et couru vers mon vélo pour me jeter à corps perdu à la poursuite du grand 4 mats qui avait quitté les écluses. Je ne sais pas pourquoi, je crois que je voulais partir dessus, je n’avais pas fini mon rêve. Mais il était déjà loin et passait sous le pont que j’allais, comme pour le tunnel sous le Canal de Suez, devoir franchir dans la benne d’une camionnette.

Les vacances á Capurgana

Ruelles de Puerto Obaldia. Ambiance Caraibes. Z’etes surs qu’il y a la place pour mon vélo?(cf chariot bagages)

Les chauds mais colorés quartiers de Panama-ville.

L’l'invitation au voyage. Colliers de perles indiens.

Femmes et bébé "Kuna", Panama.