lun 30 oct 2006
Car c’est bien les couleurs et la lumière qui frappent le plus quand on arrive en Nouvelle Zélande, pour peu que le soleil veuille bien y mettre du sien. Il fait alors éclater le vert des prés, tondus à ras par les moutons, brouteurs ici dans l’abondance ! Le blanc des sommets alpins se reflète dans le bleu de cristal (du à des particules de calcaire en fait) des lacs Tekapo ou Pukaki. Des rhododendrons énormes vont du mauve léger au fushia exubérant et les genets envahissent des collines entières de leur jaune vif. Eh oui, c’est ici le printemps ! Mais les nuages et la pluie prennent pourtant souvent le dessus sur la côte ouest, et ses forets luxuriantes prennent dans la brume des airs encore plus troublants, les glaciers s’assombrissent et les montagnes noires tombent à pic dans les fjords glacials (si, si, j’ai vérifié, on peut dire comme ça !). C’est dans ce décor Tolkienien –d’accord, ça c’est de mon invention- de l’Ile du Sud que j’ai donc pris les vacances promises après les semaines marathons sur la grande île d’à coté. Et j’ai décompressé par paliers : une virée à vélo et à deux de 5 jours d’abord, mais dans quelles conditions ! Nous avons été plus que chahutés par les pluies et le vent, mais ma partenaire à fait preuve de force et de courage dignes d’une vraie tourdumondiste (c’est pas encore dans le dico, ca ?) ! Puis le vrai repos enfin, avec le reste de la visite en voiture de loc (mais avec tente et réchaud dans le coffre tout de même), et toujours avec ma guide préférée. Car il est un vert unique dont je ne vous ai parlé … et c’est celui des yeux de Lo.
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