Océanie


Car c’est bien les couleurs et la lumière qui frappent le plus quand on arrive en Nouvelle Zélande, pour peu que le soleil veuille bien y mettre du sien. Il fait alors éclater le vert des prés, tondus à ras par les moutons, brouteurs ici dans l’abondance ! Le blanc des sommets alpins se reflète dans le bleu de cristal (du à des particules de calcaire en fait) des lacs Tekapo ou Pukaki. Des rhododendrons énormes vont du mauve léger au fushia exubérant et les genets envahissent des collines entières de leur jaune vif. Eh oui, c’est ici le printemps ! Mais les nuages et la pluie prennent pourtant souvent le dessus sur la côte ouest, et ses forets luxuriantes prennent dans la brume des airs encore plus troublants, les glaciers s’assombrissent et les montagnes noires tombent à pic dans les fjords glacials (si, si, j’ai vérifié, on peut dire comme ça !). C’est dans ce décor Tolkienien –d’accord, ça c’est de mon invention- de l’Ile du Sud que j’ai donc pris les vacances promises après les semaines marathons sur la grande île d’à coté. Et j’ai décompressé par paliers : une virée à vélo et à deux de 5 jours d’abord, mais dans quelles conditions ! Nous avons été plus que chahutés par les pluies et le vent, mais ma partenaire à fait preuve de force et de courage dignes d’une vraie tourdumondiste (c’est pas encore dans le dico, ca ?) ! Puis le vrai repos enfin, avec le reste de la visite en voiture de loc (mais avec tente et réchaud dans le coffre tout de même), et toujours avec ma guide préférée. Car il est un vert unique dont je ne vous ai parlé … et c’est celui des yeux de Lo.

Lac Tekapo et Alpes du Sud

sur la trace des fees

Kea, espece endemique de l’ile du sud algues fluorescentes

heureux comme un mouton en NZ la vegetation unique et preservee de la cote ouest

La Belle etait au rendez-vous! lunaire

ici on a pose une eglise... just another...Lake Mirror

Ce n’est pas sans émotion que je suis arrive il y a quelques jours à Port Augusta, la ville du bout de l’outback . Retour à la, à une civilisation, le long des cotes urbanisées du pays. Depuis, j’ai atteint Adélaïde et sur ma route – ou presque – se trouvaient les régions viticoles de la Clare et Barossa Valleys. Pour fêter comme il se devait la fin de ma traversée, j’ai pu parcourir … la piste du Riesling ! Ponctuée de wineries ouvertes pour dégustation, ses Riesling, mais aussi ses Semillon et autres excellents Shiraz ont su me donner l’énergie pour terminer mon périple australien après un « voyage intérieur » de 3500 km.

Un "petit"dernier pour la route?

Lac sale et surtout asseche dans l’outback

Vous vouliez des kangourous ... Sorry, les autres sont trop rapides!

Port Augusta, fin du desert Une petite laine pour les matins frisquets

Gentlemen et "lawn bowl", petanque australienne sur gazon synthetique. Chez Tim Adams, Clare Valley.

On lezarde, sur la piste du Riesling...

Enfin des espaces à la mesure de ma liberté ! Des immensités qui me font me noyer dans le paysage, n’être plus rien mais être tout à la fois. Plus le temps passe et moins il compte. Ni court ni long, j’ai souvent juste l’impression d’être là ou je dois être. En fait, il n’y a qu’un instant, et il est éternel. Je pense que les Aborigènes l’ont compris depuis bien longtemps avec leur Dreamtime.
Les heures passées sur le vélo dans ces étendues sont une méditation. Je laisse mes jambes faire le travail et mon esprit s’envole. Souvent je ne suis plus qu’une paire d’yeux, flottant au dessus de mon vélo, observant, contemplant, mais ne jugeant plus. Quel soulagement. Quelle paix ! Et si Ayers Rock était un pèlerinage pour moi depuis le temps que je le voyais ou l’enseignais dans les manuels d’anglais, ma prière fut de faire en courant le tour de ce coeur rouge et sacré de l’Australie.

jouer aux billes avec le diable (Devil’s Marbles, N.T.)

Eliminator...

A une road-house le long de la Stuart Highway

En voila un bout du fait!

Monsieur Ayers Rock se reveille

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