Objectif Madagascar (vélo)


Je suis partout chez moi. La Terre est ma maison. Je peux vivre dans le désert, je peux vivre dans la forêt tropicale humide. Je sais vivre dans les montagnes, je sais vivre au bord de la mer. Tout est simple pour celui qui se reconnait comme fils du vent, enfant de la nature. Plus rien ne sera jamais grave.

(Photos Madagascar)

Retour à Mahajanga. C’est là qu’a commencé ce tour « nord » de Madagascar, il y a un peu plus d’un mois et demi. Mahajanga – Nosy Be – Diego – Vohémar – Antalaha – Sainte Marie – Tamatave – Tana – Mahajanga : 2300 km de vélo, 600 en taxi brousse et une bonne centaine à pied. Ce voyage se finit donc. Quelle cerise sur le gâteau pour ce 67ème (???) pays, et pour conclure cette traversée de l’Afrique.
Mais l' »objectif Madagascar » est atteint également ; il va me falloir trouver un nouveau titre de catégorie si je veux… que ce blog perdure.
La fin de ce périple a été marqué par des triple retrouvailles: Christian et Aminata d’abord, couple québéco-guinéen cotoyé en Guinée entre 2002 et 2005 et retrouvé comme convenu à Tamatave où le copain travaille désormais. Puis, dans la même ville, j’ai retrouvé aussi Stéphane et Christobelle, un Français et une Malgache rencontrés eux à Ouagadougou pendant cette traversée du continent et en vacances dans le pays de Madame. Nous nous sommes donné un nouveau rendez-vous quelques jours plus tard dans la capitale Tana, et en sortant le soir je suis tombé sur Claude, qui n’est rien d’autre que mon voisin et copain-musicien à Moroni ! Le monde est petit je vous l’assure, surtout quand on en a fait le tour.
Merci en tout cas à Claude (un autre, l’ami québécois de Christian celui-ci, c’est compliqué tout ce petit monde, je sais…) et à André de Tamatave, tous deux passionnés de vélo, et qui m’ont offert chacun un dérailleur pour que je puisse remplacer le mien qui avait rendu l’âme sur les dures pistes du nord-est. Grâce à vous les gars j’ai pu retraverser la grande île d’est en ouest en un temps record et avec un immense plaisir surtout. Que j’aurais été frustré de ne pas gravir et chevaucher les hauts-plateaux sur ma fidèle monture! Merci aussi à Marie Christelle et family pour leur pied-à-terre 5 étoiles (dans le guide Rouletabosse) à Mahajanga. On reviendra !

Magnifiques photos à suivre, c’est promis. Quand ça voudra bien marcher…

Arnaud a pris la direction de la France fin juillet depuis Diego à l’extrémité nord de l’île et moi, j’ai continué ma route, repartant vers le sud, sur la côte est cette fois.
A Antalaha, cependant, la route s’arrête. On m’avait dit que j’y trouverais facilement un bateau pour me descendre vers l’île Sainte Marie ou même Tamatave. Mais voilà, comme à Dar es Salaam il y a presque un an, ceux-ci étaient plus qu’aléatoires. Les avions: le prochain dans 4 jours et il est de toute façon déjà complet. Alors? Il reste la forêt; 120 km de piste pour traverser ainsi la presqu’île de Masoala. Quand j’ai trouvé une petite carte montrant qu’il existait bien un sentier qui relait Antalaha à Maroantsetra, je n’ai plus hésité une seconde. C’est après une trentaine de km que les choses se sont corsées, quand la piste devient effectivement sentier, utilisé uniquement par quelques villageois et absolument inadapté à la pratique du vélo. La boue, les cours d’eau, le dénivelé, la distance! Un gars m’a aidé à porter mes bagages pendant deux jours alors que je poussais, soulevais, portais mon vélo et ma tente. Mais j’ai finalement retrouvé le bord de mer, et quelle récompense: de Maroantsetra à Mananara, sans doute les 100 km de plage les plus beaux et les plus sauvages que j’ai vus jusqu’aujourd’hui.
Aujourd’hui où je me repose un peu sur l’île Sainte Marie après avoir sauté dans un bateau de marchandise à la minute où j’arrivais hier dans le village qui fait face à la petite île sur la grande terre. La traversée a tenu ses promesses: les baleines étaient au rendez-vous !

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