France-Maroc (à pied)


– En cette occasion, vous reprendrez bien un petit désert?
– Oh oui alors, ça fait longtemps que je n’ai pas passé la journée sur un tape-cul à 6 à l’heure ou passé mon temps à arracher mon biclou du sable mou qui semble vouloir l’engloutir!
Le 3 janvier à l’aube, j’ai donc quitté M’hamid et le bitume pour mordre la poussière. Gilles m’avait prévenu, j’ai passé les deux premières heures non pas à pédaler mais à piétiner dans la semoule: une demi douzaine de kilomètres de sable fin et de jolies dunes parsemées de bosquets. Plus loin, on m’a servi des plateaux entiers de caillasses. C’était pas toujours de la tarte, mais au moins cette fois je n’ai pas pris une pelle! Et j’en ai bouffé pendant trois jours pour rejoindre Foum Zguid. Mais quelle grandeur! Quel silence! Quelles lumières!
En conclusion, le Grand Sablé c’est pas toujours du gâteau, mais on en redemande!

Merci encore à Serge Mannheim pour sa bécane à toute épreuve, à Schwalbe pour leurs pneus incroyablement costauds, à la Maison du 21ème siècle pour son soutien et à Véro… entre autres pour ses photos visibles sur l’article précédent !

difficile exercice d'équilibre

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La traversée du Maroc a tenu toutes ses promesses avec un Atlas somptueusement enneigé (petit bonnet et col roulé de rigueur), de chaleureux villages en pisé, de la caillasse à perte de vue et du sable à gogo pour passer le réveillon de Noël plantés dans les dunes de Merzouga, avec au menu un magnifique bloc de thon à l’huile product of Morocco, comme le Chateau Roslan qui l’accompagnait joyeusement.
Quant à Véro, notre Jannie Longo nationale peut enfin partir à la retraite en toute sérénité, la relève chez les vétéranes est assurée. Et comme elle court aussi bien qu’elle ne roule (l’Extrême Marathon de Zagora de demain n’étant qu’une agréable préparation pour le « Simple Marathon » de Marrakech fin janvier qui, lui, sera à son tour un amuse-gueule avant le un-tant-soit-peu-plus-sérieux-Marathon-Des-Sables de mars), on attend la prime de course pour passer cette fois le réveillon de Nouvel An dans une tente berbère grand standing avec clim’ integrée !
Inch Allah évidemment…

PS: ordi du cyber pourri de virus, photos endommagées, vive le Maroc! J’espère encore pouvoir les récupérer et vous faire partager Noël dans les dunes en images. Mais évidemment, comme écrit ci-dessus, c’est le Grand Maître qui décidera…
PS2: en voici quelques unes. Merci Véro!

Avec vue sur l'Atlas

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Il fallait en effet trouver à ce deuxième périple un sens, une raison d’être. Je suis reparti en juin parce que je suis certain d’avoir trouvé dans le vagabondage à vitesse humaine une voie qui me convient parfaitement. Mais l’énergie propre au tour de la planète était logiquement épuisée. Une nouvelle source restait donc à être découverte pour continuer d’avancer. Le fait de partir à pied cette fois constituait une motivation largement suffisante pour me remettre en route. Puis j’ai retrouvé mon vélo. Avec un réel plaisir en effet, mais aussi avec une légère appréhension : je retournais vers quelque chose de déjà-vu, de déjà fait. Allais-je retrouver la même envie ?
Deux jours ont suffit pour rallier Fès depuis Rabat, retrouver des sensations et quelques automatismes restés parfaitement intacts dans un coin de ma mémoire. Puis je suis donc arrivé ici, à Fès, chez la copine Véro, prof de sport rencontrée à Djibouti lors du tour du monde. Tout naturellement, j’ai d’abord présenté – comme à Rabat – mon diaporama dans son école. Puis, par connaissances interposées, je suis allé faire de même à Meknès où j’étais passé quelques jours auparavant. Et me voilà, de contact en contact, avec une liste de collègues ou d’amis dans bon nombre de villes d’Afrique. Il n’en fallait pas plus pour donner un sens à mon périple sur ce continent.
Et comme j’ai également décidé de prendre cette fois tout mon temps, je vais aussi pouvoir y inclure, comme en Espagne, des courses sur ma route… on ne se refait jamais complètement ! Ce sera le cas avec le marathon de Zagora (sud marocain), le 31 décembre. Véronique, également inscrite, va m’accompagner à vélo à partir de demain dimanche.
En attendant je viens, grâce à ses copains baroudeurs aussi sportifs qu’enclins à faire la fête, de vivre deux semaines d’une vie sociale effrénée. De sorties vélo ou footing en soirées disco ou poker, les bougres ne m’ont laissé que peu de répit !

Saturday night fever in Fès !

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